Innocence - Part 11

Innocence - Part 11
Chapitre 4 : Winter



Partie 11



« Le vent de l'hiver courbe déjà les champs. Brr... Cet après-midi, nous avons tous décidé, d'un commun accord, d'aller manger chez notre cuisinière préférée. Alexis se prépare déjà, son éternelle casquette vissée sur la tête, mon fidèle béret sur la mienne. On part en vélo, et les nuages défilent au-dessus de nous. Linda a déjà dû arriver depuis perpète. Quels lambins on est ! Mais on s'arrête vite de rire. La porte d'Angie est béante, et pas un bruit ne plane. C'est mon frère qui l'a vue. Il a tout vu. On s'est tout de suite dit que non, ce n'est pas possible, que ce n'était qu'un rêve, un stupide cauchemar comme nous en faisions tant ces derniers temps. On ne voulait pas y croire. Mais ça serait cacher la vérité. »

« Angie Morgenröte... Une fille assez jolie, un véritable cordon bleu, une chanteuse d'exception. Et sa musique... Qu'en dire ? Des mélodies un peu mélancoliques et joyeuses, mi-triste mi-heureuse... Les Joyful Sadness. La quête vers un bonheur, qui n'existe peut-être pas. Ces temps-ci, sa musique semblait vouloir signifier autre chose. Mais je n'y ai pas prêté grande attention. Ça ne devait pas être important. Mais maintenant... Elle s'est... tue. Jim et moi, nous sommes restés là, sans rien dire. Que faire de plus ? Tu sais, Angie, j'ai eu le message bien avant que tu dises tu savais. Tu disais « nous étions un accident ». Avec les accidents on ne sait jamais ce qu'il peu arriver. Ainsi nous étions un accident. Tu es partie au ciel et me laisse un océan. Je ne peux nager sans la présence de ta peau... Avec le temps nous n'avions jamais raison. On aurait pu être... Pourquoi ne pouvais-tu pas croire ces longues promesses d'une présence future ? D'un bonheur possible ? Pourquoi ta douce musique... s'est tue ? »

- Linda a disparu ! je crie.

« Mon frère se retourne vers moi, l'air dubitatif. »

- Elle a... dû paniquer.

- Elle est partie.

« Dehors, de gros nuages noirs approchent. Et très vite, il se met à pleuvoir. A dracher. Comme si le ciel même pleurait notre peine. La peine d'avoir perdu un être cher. Nous courons tous les deux, dans l'espoir de retrouver Linda. Elle a dû partir au seul endroit d'où l'on peut quitter Dasverloreneloch : la gare. »

« Ça fait des heures qu'Alexis et moi courrons sous cette pluie morne. Il fait tellement sombre, et je commence à désespérer. Enfin. J'ai cru ne jamais y arriver... C'est une petite gare en fait. Tout d'abord, les rails qui s'abandonnent vers l'horizon... Et puis, un bâtiment rectangulaire, une vrai petite maison, avec un quai, une caisse, un foyer, des chaises, comme dans une salle d'attente. Je pousse la porte en verre, mon souffle se perd au-dehors tandis que j'entre. J'aperçois Linda. Levant la tête, elle me voit enfin. Je m'approche lentement. Elle agrippe mon sweet, et pleure de tout son saoul. Ses larmes mouillent ses mains serrées. Je reste sans bouger. Que faire ? Il n'y a plus rien à dire. »



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# Posté le samedi 28 mars 2009 17:25

Modifié le dimanche 05 avril 2009 12:40

Innocence - Part 12

Innocence - Part 12
Epilogue



Partie 12



« Je m'appelle Linda Regenboden. Ma philosophie, c'est de vivre mes rêves, mes souhaits, mes fantasmes, mes espoirs, mes amours avec ceux que j'aime le plus : Alexis, Jim et Angie. Je les aime un peu plus à chaque respiration. Vraiment, follement, profondément. Ensemble, nous sommes forts. Fidèles. Car on compte sur une raison de vivre. Un sens profond, ouais. Je me disais que personne ne pourrait jamais nous séparer. Sur une montagne, dans la mer... J'aurais voulu rester avec eux ainsi à jamais. Quand nous étions face aux étoiles, je faisais toujours ce souhait, et cela nous donnait parfois envie de pleurer. Des larmes de joie pour tout le plaisir dans la certitude que nous sommes entourés du confort et de la protection de ceux qu'on aime. Dans mes moments solitaires, mes larmes me dévorent... Je ne dois pas fermer les yeux. Car tout s'est passé ici même devant moi. Tout ce dont j'avais besoin se trouvait là. Je m'appelle Linda Regenboden, et je viens de perdre ma meilleure amie. Il y avait tant de choses que nous aurions voulu voir. Alexis a dit : ''Rappelez-vous toujours de cet instant...'' »

« On s'est tous rassemblé, dans la cabane. On est resté tous les trois, serrés les uns contres les autres. Il faisait froid. Quand je me réveillais, tout allait bien. Lentement, je regardais autour et j'étais stupéfaite. Je pensais aux petites choses qui rendent la vie si belle. Je n'aurais pas changé la moindre chose. C'est le meilleur sentiment qu'on pouvait ressentir. C'était notre innocence, une innocence brillante. On voulait qu'elle le reste. C'était parfais. S'il vous plaît, ne partez pas, Jim, Alexis, j'ai besoin de vous maintenant. Pour la première fois de ma vie, maintenant, tout est si clair. J'étais heureuse ici. C'était si fort... C'est cet état de bonheur auquel nous pensions qui nous faisait rêver. C'est ce bonheur intérieur que l'on ressentait. C'était si beau que cela nous incitait à pleurer. Des larmes de joie pour tout le plaisir dans la certitude que nous sommes entourés du confort et de la protection de ceux qu'on aime. C'était notre innocence, une innocence brillante, qui nous fait pleurer. On est sorti après. Jim est resté à l'intérieur. A attendre. A l'attendre. »

« Tu... n'es pas seul. Tu... n'es plus seul. Nous resterons ensemble. Je... Je serais à tes côtés. Tu sais, je tiendrais ta main. Quand il fera froid et que tu auras l'impression que c'est la fin... Qu'il n'y a nulle part où aller... Tu sais, je n'abandonnerai pas. Non, je n'abandonnerai pas. Essayons de tenir l'un à l'autre. S'accrocher... Car tu sais nous traverserons ça... Nous traverserons ça. Reste fort... Car tu sauras que je suis là pour toi ! Il n'y a rien qu'on puisse dire, rien qu'on puisse faire... Il n'y a pas d'autres moyens quand on est... face à la vérité ! Alors continue... à t'accrocher... Tiens... à moi ! Écoute-moi quand je dis que j'y crois. Rien ne va changer le destin... Quoiqu'il arrive tout ira... bien... »

« Si nous tenions l'un à l'autre, la vie serait si douce... Si nous tenions l'un à l'autre, la vie serait complète... Un simple instant peut signifier tout. Quand deux c½urs sont liés par l'amour, espoirs, rêves, souvenirs, sont partagés. Nous essayons de tenir l'un à l'autre. S'accrocher... Il y avait tant de choses que nous aurions voulu voir. Il a dit : ''Toujours se rappeler de cet instant...'' »



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# Posté le dimanche 05 avril 2009 13:59

La fin des jours heureux

La fin des jours heureux
Voilà une nouvelle que j'ai écrite il y a fort longtemps, quand j'étais encore sur les bancs de l'école. Soyez donc indulgent quant au style de la narration et à l'histoire. Images : DevianArt, Google.



LA FIN DES JOURS HEUREUX



Nous vivions dans un pays de lacs et d'étangs. Un pays béni des dieux dans lequel la nourriture était abondante et le vin ne manquait jamais. Chacun avait de l'ouvrage et, comme dans tout le pays, pratiquait la pêche avec passion. Notre village s'érigeait dans la plaine du Tar, au bord de la Varma, une rivière bleue à l'eau vive. C'était un endroit où il faisait bon vivre. Ma maison était petite, simple, avec des murs en pierres que coiffait un toit de chaume. Mon amie, Ayla, habitait une grande maison de pierres jaunes provenant d'une montagne lointaine. Elle était très belle, très gentille. Elle avait des cheveux de la couleur du Soleil et des yeux aussi bleus que la Varma. Sa peau était blanche, presque transparente et ses petites oreilles toutes rondes. Elle faisait partie de la race des Pâles tandis que moi, j'appartenais à la race des Bronzés : les cheveux bruns et les yeux verts comme l'herbe de la plaine au printemps. Ma peau est dorée comme les champs de blé et mes oreilles sont pointues. Nos maisons étaient voisines, et nous allions souvent ensemble parcourir la plaine. La vie s'écoulait paisiblement jusqu'aux jours précédant l'approche du Soleil de son zénith. Alors, tout le village débordait d'effervescence en vue de la préparation de la Fête du Grand Banquet qui réunissait les Farfadets Pâles et les Farfadets Bronzés. Ce jour-là, alors que les cuisiniers s'affairaient autour des fourneaux, il vint à manquer des baies rouges de Bëoga. Comme d'habitude, Ayla et moi nous proposâmes d'aller chercher ces baies rares qui feraient le délice du dessert. Nous nous mîmes donc en route vers la forêt de Bëoga dont la lisière marquait la limite de notre territoire. C'est là que poussaient les précieuses baies, au plus profond d'épineux buissons. Tout à notre cueillette, nous nous enfonçâmes lentement dans la forêt. Nous n'avions pas remarqué que dans cette partie de Darkwood, il faisait particulièrement silencieux. En y repensant, nous n'avions rencontré aucun animal sur notre chemin. Tout à coup, nous ressentîmes la froideur du vent soufflant dans les arbres. La lumière du Soleil ne parvenait plus au sol que sous forme de fins faisceaux lumineux. Nous avions suffisamment de baies mais, quelque chose me poussait de continuer. Soudain, s'élevant devant nous, un gigantesque Bëoga dépassant la cime de tous les arbres. Son tronc brun était lisse et froid, et ses feuilles vertes et or. Il brillait de milliers de petites baies blanches. Ayla se souvint alors des histoires que racontaient les anciens sur les vieilles forêts. Malgré ses yeux implorant, je ne pu résister à la tentation d'en cueillir quelques-unes pour les montrer au village. C'est alors qu'une voix s'éleva, sourde et glaciale, dans la cime des arbres : « Vous avez osé profaner l'Arbre sacré de la Forêt et le souiller de vos doigts de mortels. Encourez maintenant vous et votre peuple le châtiment. » Qu'avais-je fait ? Quels Démons inconnus avais-je réveillés ? Nous nous enfuîmes jusqu'au village où la fête venait à peine de commencer. Quand nous arrivâmes sur la place du village, les éléments se déchaînèrent : les rivières et les fleuves s'asséchèrent, le ciel se voila, la tempête se déploya, la foudre frappa le village, le feu brûla toutes nos ressources et la terre devint stérile. La voix sombre et glaciale s'éleva de nouveau : « Voilà votre châtiment. » Elle me désigna comme le seul coupable et la foudre frappa Ayla. Je fus banni et dû m'exiler dans des terres lointaines et hostiles. Les années passèrent et quand approcha la fin, je revins secrètement une nuit au village. J'étais revenu pour me faire pardonner de ma bien-aimée. Ce fut la première et la dernière fois que j'allai sur sa tombe.



FIN.



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# Posté le dimanche 03 mai 2009 05:49

Modifié le dimanche 31 mai 2009 07:41

Le Tableau

Le Tableau
Voilà une autre nouvelle que j'ai écrite il y a fort longtemps, quand j'étais encore sur les bancs de l'école. Soyez donc indulgent quant au style de la narration et à l'histoire. Images : DevianArt, Google.



LE TABLEAU



Visite à la Tate Gallery

Automne 1967. Un jeune couple d'Américains, en voyage de noces, visite la Tate Gallery de Londres. En fin de parcours, ils découvrent, un peu par hasard, une petite pièce récemment aménagée pour accueillir les ½uvres d'artistes contemporains peu connus. Là, leur attention est attirée par un tableau de dimensions modestes et aux couleurs sombres. Ce tableau présente une scène pouvant être divisée en trois parties. A gauche, une salle de cinéma du début du siècle, bondée de spectateurs endimanchés. Le centre de la toile est occupé par une large zone d'ombre verticale. Sur la partie droite, un escalier, dissimulé par d'épais rideaux que l'on imagine de velours rouge, conduit peut-être aux balcons. Dans la lumière de trois petits abats-jour accrochés au mur, se tient une jeune femme aux cheveux blonds. Elle porte une longue robe noire et, aux pieds, des escarpins de même couleur. Appuyée contre le mur, la main sur la joue et la tête légèrement penchée vers l'avant, elle semble perdue dans ses pensées. Le jeune couple est très intrigué par cette jeune femme blonde. Le tableau n'étant pas signé, il décide d'en savoir un peu plus sur son mystérieux créateur. Celui-ci est peut-être toujours vivant, le tableau étant situé dans la galerie d'arts contemporaine. Le conservateur leur apprend que le tableau numéro 7777 a été légué au musée par un riche donateur écossais, mais il n'en sait pas plus.

Tobermory

C'est ainsi que, quelques jours plus tard, après avoir loué une petite voiture, les jeunes gens prennent la direction d'un petit village du nord-ouest de l'Ecosse. Situé sur les hauteurs des Highlands, Tobermory est un hameau isolé battu par le vent et ne comptant plus que quelques vieux habitants. Il circule d'étranges rumeurs sur cet endroit et sur son seigneur. Arrivés sur place, les jeunes américains se rendent au Wood's Pub où ils espèrent recueillir quelques informations intéressantes. Là, après avoir commandé deux whiskies, ils demandent au patron où ils pourraient acquérir un tableau dans la région. Celui-ci leur parle alors du Manoir des O'Coyl, le seul endroit dans toute la contrée où il est possible de trouver des tableaux. Le Manoir des O'Coyl est un ancien château, érigé au bord des falaises rocheuses surplombant les eaux du Détroit de Sleat. A cet endroit, le temps est en toutes saisons brumeux et humide, et le silence des montagnes n'est rompu que par le fracas des vagues contre les rochers. Son propriétaire, un Comte très âgé, y vit seul en reclus depuis de très longues années.

Le Manoir des O'Coyl

Ils décident de partir pour le Manoir dès le lendemain. Pour accéder à l'ancien château, il faut, à la sortie du village, tourner le dos aux montagnes et suivre l'unique piste caillouteuse qui conduit à la mer. Le temps est couvert ; cette journée d'automne s'annonce particulièrement maussade. La route est en mauvais état et les jeunes voyageurs se rendent compte, avec appréhension, que le Manoir est fort éloigné du village. Ils sont presque arrivés à destination quand la tempête se lève. La violence de la pluie et du vent est terrifiante pour qui vient du Nouveau Monde. Il ne leur reste donc qu'à frapper à la porte du château pour demander l'hospitalité, en attendant que les éléments se calment.

De vieilles photos

Le vieux majordome qui les accueille a un bref sursaut lorsqu'ils pénètrent tous deux dans le hall faiblement éclairé. S'étant ressaisi, il les installe dans le grand salon et disparaît sans mot dire. Seuls dans la grande pièce austère, intimidés par la lourde atmosphère qui règne en ces lieux, les jeunes hôtes regardent autour d'eux. Accrochées aux murs, posées sur les meubles, de vieilles photos jaunies montrent une même jeune femme accompagnée d'une petite fille. Ils reconnaissent la jeune femme blonde du tableau. Au bout de longues minutes apparaît silencieusement, dans l'embrasure de la porte, le maître des lieux. Les ayant invité à boire une tasse de thé, le vieil homme s'assied face à eux et observe longuement la jeune fille. Une petite lumière semble briller tout au fond de ses yeux noirs fatigués. La pluie et le vent cessent d'un coup et le calme revient ; il est temps pour le jeune couple de remercier leur hôte. Avant de quitter le Manoir, le jeune homme s'enquiert auprès du majordome des photos exposées partout dans la pièce. Celui-ci leur apprend qu'il s'agit de la femme et de la fille unique du Comte, disparues toutes deux mystérieusement lors d'un voyage vers les Amériques.

Epilogue

Sur le chemin du retour, le jeune homme ne rompt le long silence que pour faire remarquer à sa compagne son étrange ressemblance avec la défunte épouse du Comte. Le lendemain matin, une nouvelle arrive au village : le vieux Lord O'Coyl est mort durant son sommeil. C'est son fidèle majordome qui l'a découvert dans son lit, au petit matin, le visage serein et tout habillé comme pour un long voyage.



FIN.



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# Posté le dimanche 17 mai 2009 08:07

Modifié le dimanche 31 mai 2009 07:41

Héritage oublié

Héritage oublié
Voilà une autre nouvelle que j'ai écrite avec des copains il y a fort longtemps, quand j'étais encore sur les bancs de l'école. Soyez donc indulgent quant au style de la narration et à l'histoire. Images : DevianArt, Google.



HERITAGE OUBLIE



Automne 1989, Angleterre, Londres, Résidence des Truffes.

Jean Truffes, époux de Marie Truffes et père de Claude et Alfred Truffes est mort en laissant derrière lui une immense fortune. Il est dit, dans son testament, qu'il lègue sa fortune à sa femme et à son fils Claude. Dans cette maison, il y avait trois bonnes nommées Claudine, Jeannette et Josiane et deux serviteurs jumeaux, Hexwé et Herwé.

Décembre 1989, on retrouve Claude Truffes mort égorgé dans son lit. Une enquête est ouverte. Le commissaire Fansté élimina directement les deux serviteurs car ils étaient de service comme en témoigna Marie Truffes. Il retint comme suspects Alfred Truffes ainsi que les bonnes Claudine, Jeannette et Josiane. Pour le commissaire, Alfred Truffes aurait pu être l'assassin, car il n'avait pas reçu de part d'héritage. Mais cette hypothèse était trop évidente et donc peu plausible. Les suspects se réduisaient aux trois bonnes. En fouillant la cuisine, le commissaire Fansté et son assistant Mussam retrouvèrent l'arme du crime : un simple couteau à tartiner dont la lame était couverte de sang et qui avait été aiguisé. Les analyses de laboratoire démontrèrent que le sang retrouvé sur le couteau était bien celui de la victime. Il n'y avait pas d'empreintes sur le manche en plastique rouge. Cette découverte oriente l'enquête vers la bonne qui était chargée de la cuisine. Le commissaire Fansté et son assistant Mussam questionnèrent donc Jeannette. Ce soir-là, elle n'avait utilisé qu'un couteau de boucher pour préparer sa spécialité : une escalope à la sauce champignons accompagnée de frites et de salade. Herwé, qui était de service, avait fait la vaisselle et n'avait pas remarqué de couteau à tartiner. Le commissaire décida, sur base de tous les éléments réunis, d'inculper Jeannette. L'affaire étant « résolue », Alfred reçu son héritage.

Alfred et Josiane ont alors commis l'imprudence de se donner rendez-vous pour partager le butin, alors que le commissaire Fansté et son assistant Mussam questionnaient Claudine, la troisième bonne. Le soir du crime, celle-ci était de service dans les chambres quand elle entendit un bruit de pas. Effrayée, elle se cacha dans le placard du couloir et vit, par le trou de la serrure, le costume réglementaire des bonnes. Le commissaire décida enfin de dresser l'emploi du temps de tous les occupants de la maison. Hexwé et Herwé étaient de service, cette nuit-là, chez Marie Truffes : ils ne peuvent donc être les assassins. Marie Truffes, elle, bénéficiait du témoignage des jumeaux. Alfred Truffes était avec Claude dans le salon avant qu'ils ne montent tous deux se coucher. Alfred, coupable trop évident et en bonnes relations avec la victime, fut éliminé de la liste des suspects. Claudine, la première bonne, était cachée dans le placard du couloir et aurait vu l'assassin. Josiane, la seconde bonne, avait quartier libre et lisait un livre qu'elle avait emprunté dans la bibliothèque familiale. Quant à Jeannette, de service à la cuisine, celle-ci avait accès aux couteaux à tartiner. Ces deux dernières personnes pouvaient donc être l'assassin. Grâce à cette man½uvre de diversion, Josiane et Alfred Truffes furent surpris par le commissaire pendant leur rendez-vous ! Le commissaire Fansté et son assistant Mussam en déduisirent que Josiane était la meurtrière et Alfred Truffes le commanditaire. Ces derniers furent arrêtés et jetés en prison.

Hiver 1989, Angleterre, Londres, commissariat central.

Le commissaire Fansté et son assistant Mussam font leur rapport : le mystère de l'« héritage oublié » est résolu.
Affaire classée.



FIN.



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# Posté le dimanche 31 mai 2009 08:02

Histoires de taches 1

Histoires de taches 1
Voilà une série de cinq contes sur des « Histoires de taches ». Images : DevianArt, Google.



HISTOIRES DE TACHES



Le Saint-Pierre
La Grenouille fouisseuse
Le Python de Séba
La Pintade de Numidie
Le Guépard



LE SAINT-PIERRE



Le Saint-Pierre est un poisson de couleur jaune avec de fines bandes horizontales d'un bleu ciel estompé. Son corps, comprimé latéralement, ressemble à un disque : le profil d'un chasseur à l'affût. Finalement, un poisson comme tant d'autres. Il est une chose cependant qui distingue le Saint-Pierre : une tache noire et ronde au centre de son corps. Selon la légende, cette tache serait l'empreinte du pouce de Saint Pierre. Un jour, alors que le saint homme arpentait la plage après la tempête, il vit un poisson jaune, haut et assez plat, se tortiller en tous sens. Celui-ci tentait d'échapper à l'étreinte mortelle d'une pieuvre rouge. Au moment où les tentacules se refermaient sur la pauvre proie, Saint Pierre intervint et chassa la pieuvre. Celle-ci, surprise, libéra un jet d'encre qui tacha le pouce de l'importun avant de s'enfuir. Saint Pierre prit le poisson dans ses mains et le remit à l'eau. Depuis ce jour, tous les Saint-Pierre arborent une tache noire sur le flan, témoin du sauvetage de leur lointain ancêtre par Saint Pierre.



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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 01:16

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 03:06

Histoires de taches 2

Histoires de taches 2
Voilà une série de cinq contes sur des « Histoires de taches ». Images : DevianArt, Google.



LA GRENOUILLE FOUISSEUSE



La Grenouille fouisseuse est un amphibien à la peau violet foncé parsemé de taches jaunes. Mais, il n'en fut pas toujours ainsi. A l'origine, cet animal africain avait la couleur de la terre. Ce qui n'est pas étonnant puisqu'elle passe le plus clair de son temps enfouie sous la surface. Un beau jour, alors qu'elle réalisait une de ses sorties périodiques dans le but de rencontrer un partenaire potentiel, la Grenouille vint à passer sous une petite plante gorgée de la rosée du matin. N'y prenant pas garde, elle se retrouva bien arrosée, ce qui n'était pas pour lui déplaire, puisqu'elle affectionne particulièrement les endroits humide. C'est ce moment précis que choisit le soleil pour se lever et darder de ses premier rayon le monde encore endormi. Et sa lumière vint colorer de doré les perles de rosée encore présentes sur le peau lisse de la Grenouille. Ce matin-là, beaucoup d'autes Grenouilles virent se lever l'astre solaire.



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# Posté le lundi 13 juillet 2009 03:59

Histoires de taches 3

Histoires de taches 3
Voilà une série de cinq contes sur des « Histoires de taches ». Images : DevianArt, Google.



HISTOIRES DE TACHES



LE PYTHON DE SÉBA



Le Python de Séba est un très grand serpent africain, au corps épais recouvert de petites écailles lisses. Sa peau porte de grosses taches brunes, vert olive et jaune doré. Seules ces dernières ont une forme circulaire. Originellement, ce reptile était uniformément gris. Comment peut-on expliquer que le Python actuel soit si tacheté ? Tout commence par une saison particulièrement pluvieuse. L'eau s'étant infiltrée sous ses écailles, le corps avait gonflé et le serpent se sentait à l'étroit. Le temps de la mue n'était cependant pas encore arrivé. Un matin, la peau craqua, faisant apparaître la couleur brune de la mue prochaine. Plusieurs jours s'écoulèrent encore, tout aussi pluvieux. La nouvelle peau prématurée se craquela à son tour, laissant paraître le vert olive de l'année suivante. La période de la mue, enfin, arriva et le Python de Séba se débarrassa de sa prison étouffante. Lorsque le serpent sortit de son refuge, les gouttelettes sur sa peau scintillèrent au soleil d'Afrique et s'y figèrent en de magnifiques petites taches dorées. Depuis lors, la robe grise du Python est ainsi parsemée de brun, vert olive et jaune doré.



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# Posté le vendredi 31 juillet 2009 04:38